Le programme de Mélenchon tourne le dos à l'œuvre de Croizat
Un système de santé
démocratique (extrait du programme de la FI)
La démocratie
sociale d’après-guerre a été progressivement neutralisée à compter des années
1970 avant d’être purement et simplement enterrée. L’entrée dans l’ère des
pandémies, le défi de la santé environnementale et le souhait des populations
d’être davantage associées à la décision publique supposent d’élargir le tour
de table. La création d’une démocratie sanitaire réelle permettra d’amplifier
la remobilisation citoyenne que nous appelons de nos vœux dans le cadre de la
future 6e République.
Il convient pour
cela de revoir toute l’organisation des différentes instances de gouvernement
de notre système de santé :
•
Opérer la refonte des instances territoriales chargées de traiter des
politiques de santé avec la création d’unités territoriales de santé (UTS) et
d’union départementales de santé (UDS) qui se substitueront aux Agences
régionales de santé (ARS) ayant démontré leur inefficacité au cours de la
pandémie. Ces différentes instances auront en charge l’ensemble des secteurs de
l’offre de soins : ville, hôpital, médico-social, hôpital, prévention
•
À tous les maillons de cette chaîne, organiser les prises des décisions par un collège composé de
citoyen·nes (dont une partie pourra être tirée au sort), de
représentant·es des professionnel·les de santé et des syndicats élu·es par la
population, d’élu·es locaux, de représentant·es d’associations et de
représentant·es de l’État et de l’Assurance maladie
•
Revaloriser les corps administratifs de la santé publique, porteurs d’une
expertise et d’un savoir-faire en matière de planification sanitaire et de mise
en synergie des politiques sanitaires et sociales
•
Faire voter par le
Parlement une stratégie nationale de santé quinquennale qui définira les
grandes orientations de santé publique et évaluera les moyens financiers pour les réaliser.
Le vote de cette stratégie nationale de santé sera ainsi l’occasion, tous les
cinq ans, de débattre publiquement de la politique de santé.
Voilà ce que
propose JLM. Pourtant son mentor Mitterrand avait osé, dans un premier temps
redonner la majorité aux salariés dans les conseil d’administration en 1983. La
FI maintient le pouvoir du parlement sur notre salaire socialisé (depuis 1996).
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