Coucou me revoilà !
Absent de mon blog depuis quelques temps. Je me suis retiré de Facebook.
Pour pouvoir écrire des textes plus longs et plus lisibles.
Comme celui-ci par exemple.
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Lettre
ouverte à
Monsieur Macron, Président de la République.
Palais de l’Élysée,
55 rue du Faubourg-Saint-Honoré. 75008 Paris.
Fontaine, le 04 octobre 2020
Monsieur le Président de
la République
Vendredi 2
octobre 2020 vous avez prononcé un discours sur le séparatisme et la laïcité.
Comment
pouvez-vous être chanoine de Latran et faire la leçon aux autres ? Vous
évoquez à tout propos la République, vous qui avez proclamé, il n’y a pas si
longtemps :
« Il y a dans le processus démocratique
et dans son fonctionnement, un absent, cet absent est la figure du Roi...On a essayé ensuite
de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments
napoléoniens et gaullistes, notamment. Le reste du temps, la démocratie
française ne remplit pas l’espace ». Comme défenseur de la République
on fait mieux !Et cela vous disqualifie pour donner des leçons de
républicanisme.
Pour la
laïcité, notre Constitution proclame à son article 2 :
La France est
une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure
l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de
race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.
Si l’on
ajoute que la loi de 1905 organise la séparation de l’église et de l’État.
Point n’est besoin de faire une autre loi
il suffit d’appliquer ce qui existe.
Pour le
séparatisme, il y en a un qui semble ne pas vous gêner c’est celui qui sépare
les pauvres et les riches. Pour les premiers c’est le mépris et pour les
seconds des largesses avec notre pognon.
Comment
prétendre vouloir lutter contre le séparatisme et commencer par séparer les
enfants dans les écoles. Il y a en France des écoles religieuses. Or l’école de
la République c’est l’école publique, Laïque et gratuite qui rassemble tous les
enfants.
Le 15 janvier
1850 à l’Assemblée nationale, Victor Hugo s’adressant au parti catholique
déclarait : « je ne veux pas vous confier l’enseignement de la
jeunesse, l’âme des enfants, le développement des intelligences neuves qui
s’ouvrent à la vie, l’esprit des générations nouvelles, c’est-à-dire l’avenir
de la France. Je ne veux pas vous confier l’avenir de la France, parce que vous
le confier, serait vous le livrer ». C’est toujours d’actualité et cela ne
concerne pas seulement les musulmans.
Avec Victor Hugo je
proclame: « je veux, je le répète, l’église chez elle et l’État chez lui
».
« Celui qui n’est pas
élu immédiatement par le peuple ne le représente pas. Lorsque que je parle de
la représentation du peuple, je n’entends point que sa souveraineté soit
représentée ; on délibère simplement à sa place, et le peuple refuse où il
accepte ». Saint-Just.
Michel
Cialdella
Citoyen, laïque et en colère.
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